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| Aujourd'hui
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3 ième
événement mondial sur le plan médiatique
et sportif (après les Jeux Olympiques et la Coupe
du monde de Football).
Avec 6 mois de compétition, 70 jours de régates,
2000 journalistes accrédités, 1950 heures
de retransmission télévisée, 5, 5 milliards
de téléspectateurs en audience cumulée
et 56 000 articles de presse. |
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La légende
L'histoire
commence en 1851 alors que l'empire britannique prépare
l'exposition universelle de Londres. Le Royal
Yacht Squadron
de Cowes, en Grande-Bretagne, organise autour de l'île
de Wight, une coupe ouverte aux Yacht-clubs du monde entier.
Quatre membres du New
York Yacht Club
décident de relever le défi en construisant
une goélette baptisée America.
A la stupeur générale, les américains
remportent l'épreuve et rebaptisent la Coupe du nom
de leur bateau ... la légende est née ! |
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Derrière la légende
John
C. Stevens, Commodore et fondateur du New York Yacht Club,
forma un syndicat pour financer un nouveau bateau afin de
démontrer que les voiliers et skippers américains
étaient capables de défier les Britanniques.
La goélette America fut construite par un groupe de
riches New-Yorkais à loccasion de lexposition
universelle au Crystal Palace de Londres. Avec ses mâts
inclinés et un profil original, la goélette
fit vite parler d'elle.
La presse anglaise exigea sa participation pour une course
autour de lîle de Wight face à une flotte
de bateaux du Royal Yacht Squadron. Lobjectif de cette
compétition étant de célébrer
la suprématie britannique au sommet de son ère
victorienne. Quatorze bateaux prirent part à la course
sans question de handicap ou de taille.
Partie dernière, la goélette America rattrapa
ses adversaires et revint la première au port, devant
une Reine
d'Angleterre médusée.
Bien quAmerica était sans aucun doute un bateau
supérieurement rapide, sa victoire ne fut pas aussi
limpide quon veut bien le croire. A cause dinstructions
de course trop floues, America pris un chemin plus court que
les voiliers anglais, coupant par le chenal de lîle
de Wight, alors que les autres en faisaient le tour.
Aurora, le plus petit bateau de la flotte, franchit
la ligne en deuxième position, huit minutes après
America. Si des handicaps avaient été appliqués,
Aurora aurait sans doute battu la goélette America
haut la main. |
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Suprématie américaine
La
Coupe des 100 guinées, rapportée au New York
Yacht Club, devient, en 1857, une compétition internationale
sur l'insistance de George Schuyler, l'un des propriétaires
d'America , qui rédige le Deed
of Gift. Cet «Acte» écrit constitue
le premier règlement de la Coupe de l'America.
Pendant 132 ans et 24 épreuves, les américains
resteront maîtres du trophée, avec des régles
souvent tournées à leur avantage.
Notamment celle qui imposait que le bateau soit conçu
et fabriqué dans le pays du Yacht club relevant le
défi. Ainsi les bateaux anglais, devant traverser l'Atlantique
pour participer à la compétition, étaient
toujours plus résistants (donc plus lourds) que les
bateaux américains qui jouaient à domicile.
De plus, les challengers avaient l'obligation de parvenir
par leurs propres moyens (c'est-à-dire ni remorqués,
ni transportés) sur les lieux de la régate.
De nombreux tycoons
se casseront les dents pour essayer d'enlever la Coupe. Même
les modifications de règles ou le changements de types
de navires n'y feront rien.
Le 20 septembre 1983, à 17h20, le silence se fait sur
la baie de Newport. Australia II, barré par John Bertrand,
vient de remporter la quatrième régate et effacer
132 années de suprématie américaine.
Cérémonieusement la Coupe de l'America est ôtée
de son socle et apportée au Royal Perth Yacht Club
de Freemantle en Australie.
Le NYYC a pourtant tout fait pour empêcher Australia
II de participer. Après avoir tenté d'acheter
les plans du bateau, le syndicat américain, mené
par Dennis Conner, essaie d'obtenir sa disqualification.
Motif : sa quille à ailettes - une nouveauté
gardée secrète jusqu'au dernier moment - a donné
un « avantage déloyal» au voilier australien.
Depuis,
les américains ont perdu leur invincibilité.
A trois reprises, la Coupe leurs échappe (en 1995,
2000, 2002). |
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